Enfin la Rose Marie ressuscite !
Sous les regards de la vieille ville enfin ensoleillée, la bisquine a, dimanche, retrouvé discrètement sa fonction première : la
pêche ! … enfin presque …
Le comité local des pêches étudiant des formules de substitution au diesel basique – et si on
équipait les chalutiers de voiles ... tiens tiens - a imaginé de réaliser des essais de traction avec le cobaye idéal : notre chère Granvillaise.
Après réflexion et avoir réglé les quelques tracas administratifs usuels, le bureau a donné son accord.
La date de dimanche convenant finalement à l’ensemble des différents intervenants, nous étions fins prêts à 14h30. L’Amiral HINARD ayant procédé à toutes les installations techniques - propres à développer l’essai dans les meilleures conditions
souhaitables tant pour l’équipage que pour le bateau- et fait validé par le Conseiller technique Didier LEGUELINEL, Eric a donné l’ordre de larguer les amarres non sans avoir préalablement
rappelé à tout un chacun les précautions d’usage.
Las ! Eole n’était pas disposé à participer à l’expérience historique. Mais bon, les pécheurs d’un jour ont vaillamment envoyé les deux étages, foc et tapecul et La Granvillaise a rejoint Octopussy avec à sa barre le Président du Comité local des pêches, j’ai nommé André PIRAUD (Dédé pour les intimes), qui nous attendait avec la fameuse drague.
Instant critique : passage de l’aussière dans l’écubier, capelage sur le gréement dormant préinstallé et c’était
parti. Réglage des voiles, tension de l’aussière mais avec 5 nœud de vent ça a eu du mal à décoller. Bon ne le répétez pas un petit coup de risée cale pour accompagner, juste pour accompagner et
ça a marché !!
Dire qu’on a trainé pendant deux heures, ce serait sans doute abuser le lecteur, mais tout de même, le temps de quelques photos pour immortaliser l’événement et la drague a rejoint son propriétaire.
Finalement tout c’est très bien passé. Les scientifiques ont pu procéder aux mesures qu’ils souhaitaient, rassurons les autorités nous sommes
revenus entiers, avec un équipage un peu frustré de n’avoir pu mesurer l’abondante pêche réalisée.
Soyons sérieux quelques instants, tout cela a permis de vérifier la faisabilité d’un tel essai, et ce dans des conditions de sécurité
optimale. Cette première expérience doit être suivi d’un programme de tests à définir avec le Comité Local des Pêches dans des conditions météorologiques adaptées permettant des mesures précises
et ce avec la participation des collectivités locales.
Et si les autorités nous y autorisent peut être pourrions-nous, à l’occasion du festival des voiles de travail, équiper le bateau pour
réaliser quelques démonstrations de pêche à l’ancienne.
Suite du feuilleton dans la Manche Libre de cette semaine.
Alain CHERON
Crédit photo : Amédée
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